Une hormone antistress présente en trop faible quantité augmente le risque de cancer du sein

21 juillet 2015 Non Par admin

« Une hormone antistress, l’enképhaline, qui circule librement dans le sang, influe apparemment sur le risque de cancer du sein, concluent des chercheurs suédois dans une étude publiée dans la revue « Journal of Clinical Oncology ». Moins l’hormone est présente et plus le risque de cancer du sein est élevé. Les résultats confirment des observations antérieures similaires lors d’études chez l’animal.
Olle Melander et Matthias Belting, et leurs collègues de l’Université de Lund, ont analysé des échantillons de sang prélevés sur un peu plus de 1 900 femmes à Malmö. Les femmes ont été suivies pour un cancer du sein pendant 15 ans en moyenne. La moyenne d’âge des femmes étudiées était de 57 ans. Les résultats de l’étude ont été validés par une étude de contrôle ultérieure portant sur un groupe de 1 500 femmes d’âge moyen légèrement plus élevé.
Les deux études montrent clairement la corrélation entre une faible concentration en enképhaline dans le sang et un risque accru de cancer du sein. Dans l’étude de Malmö, chez les femmes qui présentaient les plus faibles taux de cette hormone, le risque de cancer du sein était multiplié par trois par rapport aux femmes qui avaient les taux hormonaux les plus élevés. Dans l’autre groupe, le lien était encore plus marqué.
« C’est l’une des corrélations les plus fortes entre le risque de cancer et un biomarqueur circulant librement jamais décrite », ont expliqué MM. Melander et Belting. Leur projet dans l’immédiat est d’étudier comment influer sur le taux d’enképhaline chez les individus en bonne santé, essentiellement dans le cadre d’une étude sur un plus petit nombre de femmes. Les auteurs s’intéressent également au rôle de cette hormone dans d’autres types de cancer. »